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Candidats à la présidentielle, l’esprit de Sagesse vous anime-t-il ?

Article publié le 15 mars 2017 par Vincent TERRENOIR dans Chronique @

Les échéances électorales en France arrivent à grand pas. Le peuple souverain va s’exprimer. Les médias abreuvent le peuple souverain d’affaires judiciaires, qui tournent au « roman feuilleton judiciaire », puisque, quasiment chaque semaine, des « canards », de source bien informée, rajoutent un nouvel épisode des indélicatesses du candidat X, de la candidate Y, du candidat Z, en instance d’être mis en examen ou mis en examen. On glose sur leur culpabilité que l’on présume fortement. Pourtant le législateur avait justement changé le terme « inculpé » par « mis en examen » pour marteler dans l’esprit de tout un chacun qu’une enquête judiciaire contre une personne ne signifiait pas sa culpabilité tant qu’un jugement n’était pas rendu de façon définitive. La « présomption d’innocence » s’est muée en « présomption de culpabilité ». D’ailleurs la sémantique a-t-elle changé quelque chose ? On en doute fortement. Des mots, encore des mots, toujours des mots plus vides de sens pour amuser la galerie.

 

Il faut dire que cette galerie finit par rire jaune en assistant à l’agitation du microcosme politique. Alliances, reniement d’alliances et renouement d’alliances avec l’un des candidats devant ses déboires judiciaires. Négociations pour obtenir un groupe parlementaire ou des places dans la « présumée possible équipe ministérielle », si par chance le candidat gagne les élections. Sombre spectacle des élites politiques. La possession du pouvoir les aveuglerait-elles au point de leur faire croire que tout leur est permis ? Il faut se rendre à l’évidence. Jactance, mensonges, promesses de tout et de rien, rien ne semble les arrêter pour arracher en leur faveur le précieux bulletin tant convoité du citoyen.

 

Et puis, que dire de certains médias qui, avec l’aval de groupes d’influences, jouent les « zorro » de la probité, les « ayatollahs » de la pensée suprême, juste et irréfutable, qui doit s’imposer à tous. Dans quel but ces nouveaux inquisiteurs des temps modernes et des lumières agissent-ils ainsi ? N’est-ce pas pour confisquer le débat sur des questions de fond qui doit avoir lieu pour arriver à faire élire sans combattre un pantin monté de toute pièce ? Pendant qu’on détourne l’attention sur les « présumés coupables », on peut ainsi peaufiner l’image de « l’élu ». On nous abreuve aussi de sondages dont il est difficile de ne pas croire qu’ils ne sont pas là pour influencer et manipuler le peuple souverain. Sans tomber dans le « complotisme », avouons que l’objectivité de tout ce microcosme est très relative.

 

Pas sûr toutefois que le peuple souverain aime ces procédés, car voilà, tous ces experts, spécialistes et hommes politiques ont oublié que Dieu veille, oui, Dieu, celui que tout le monde oublie et qui, sans faire de politique, se sert de la politique et des chemins tortueux des hommes car rien ne lui est étranger de ce qui se passe dans le monde. « Il [Dieu] déjoue les astuces des fourbes, empêchés de mener à bien leurs intrigues ; il attrape les sages à leur astuce, il prend de vitesse le conseil des retors. » (Job, 5, 12-13). « Tu es fidèle envers l’homme fidèle, sans reproche avec l’homme sans reproche ; envers qui est loyal, tu es loyal, tu ruses avec le pervers. » (Psaume 17, 26-27). Lassé de toute cette mascarade, il peut lui aussi user de son influence auprès du peuple souverain pour lui faire déjouer tous les pronostics. L’image du monde politique n’est vraiment pas belle avec tous ces appétits qui sont loin de l’esprit de service et d’abnégation que l’on est en droit d’attendre de ceux qui ont reçu dans leur berceau l’intelligence des affaires et la faculté de diriger leurs semblables.

 

Alors, deux passages du livre de La Sagesse, chapitres 1 et 6, pourraient leur être salutaires. En résumé de ce livre biblique, on comprend qu’il faut que ces qualités soient exercées pour le bien de leur prochain en respectant la loi de Dieu, car, au-delà du peuple souverain à qui ils doivent rendre compte mais qu’on peut toujours tromper, il y a Dieu… qu’on ne trompe pas.

 

• Mahrien

Mars 2017

 

LIVRE DE LA SAGESSE, CHAPITRE 1, VERSETS 1 À 5

« Aimez la justice, vous qui gouvernez la terre, ayez sur le Seigneur des pensées droites, cherchez-le avec un cœur simple, car il se laisse trouver par ceux qui ne le mettent pas à l’épreuve, il se manifeste à ceux qui ne refusent pas de croire en lui. Les pensées tortueuses éloignent de Dieu, et sa puissance confond les insensés qui la provoquent. Car la Sagesse ne peut entrer dans une âme qui veut le mal, ni habiter dans un corps asservi au péché. L’Esprit Saint, éducateur des hommes, fuit l’hypocrisie, il se détourne des projets sans intelligence, quand survient l’injustice, il la confond. »

 

LIVRE DE LA SAGESSE, CHAPITRE 6, VERSETS 1 À 25

« Écoutez donc, ô rois, et comprenez ; instruisez-vous, juges de toute la terre. Soyez attentifs, vous qui dominez les foules, qui vous vantez de la multitude de vos peuples. Car la domination vous a été donnée par le Seigneur, et le pouvoir, par le Très-Haut, lui qui examinera votre conduite et scrutera vos intentions.

 

En effet, vous êtes les ministres de sa royauté ; si donc vous n’avez pas rendu la justice avec droiture, ni observé la Loi, ni vécu selon les intentions de Dieu, il fondra sur vous, terrifiant et rapide, car un jugement implacable s’exerce sur les grands ; au petit, par pitié, on pardonne, mais les puissants seront jugés avec puissance. Le Maître de l’univers ne reculera devant personne, la grandeur ne lui en impose pas ; car les petits comme les grands, c’est lui qui les a faits : il prend soin de tous pareillement. Les puissants seront soumis à une enquête rigoureuse. C’est donc pour vous, souverains, que je parle, afin que vous appreniez la sagesse et que vous évitiez la chute, car ceux qui observent saintement les lois saintes seront reconnus saints, et ceux qui s’en instruisent y trouveront leur défense.

 

Recherchez mes paroles, désirez-les ; elles feront votre éducation. La Sagesse est resplendissante, elle ne se flétrit pas. Elle se laisse aisément contempler par ceux qui l’aiment, elle se laisse trouver par ceux qui la cherchent. Elle devance leurs désirs en se faisant connaître la première. Celui qui la cherche dès l’aurore ne se fatiguera pas : il la trouvera assise à sa porte. Penser à elle est la perfection du discernement, et celui qui veille à cause d’elle sera bientôt délivré du souci. Elle va et vient à la recherche de ceux qui sont dignes d’elle ; au détour des sentiers, elle leur apparaît avec un visage souriant ; dans chacune de leurs pensées, elle vient à leur rencontre.

 

Le commencement de la Sagesse, c’est le désir vrai d’être instruit ; le souci de l’instruction, c’est l’amour ; l’amour, c’est de garder ses lois ; observer les lois, c’est l’assurance de l’incorruptibilité, et l’incorruptibilité rend proche de Dieu. Ainsi le désir de la Sagesse élève à la royauté.

 

Si donc vous, souverains des peuples, vous prenez plaisir aux trônes et aux sceptres, rendez hommage à la Sagesse afin de régner pour toujours. Mais qu’est-ce que la Sagesse et comment est-elle née ? Je vais l’exposer ; loin de vous en cacher les mystères, je suivrai ses traces depuis le principe de son origine et je mettrai en lumière ce que l’on connaît d’elle ; je n’écarterai pas mon chemin de la vérité, et ne marcherai jamais avec l’esprit de jalousie, car cela n’a rien de commun avec la sagesse.

 

Au contraire, une multitude de sages est salut pour le monde, et un roi qui gouverne avec discernement, c’est le bien-être du peuple. Aussi laissez-vous instruire par mes paroles : vous en tirerez profit. »