Le Mouvement

Notre vocation

 

Association de laïcs, nous souhaitons répandre un courant d’opinion populaire visant à réveiller chez les catholiques et à éveiller dans la société le sens et l’amour de l’Église, notamment par une prise de conscience du rôle de celle-ci comme agent d’unité intérieure de la personne et d’unité du monde dans le Christ Jésus.

 

Notre action

 

Pèlerinages, « pélés nocturnes » encore appelés « nuits de prière », articles de réflexion et de spiritualité, accueil de personnes en difficulté, alphabétisation, etc.

 

Nos origines

 

L’association a été fondée à Paris en novembre 1935 par le père Marcellin Fillère (mariste) et l’abbé André Richard (prêtre du diocèse de Paris) pour répondre à l’Action Catholique lancée alors par le pape Pie XI. Elle prend le nom de « Pour l’Unité ».

 

En 1950, à la demande du pape Pie XII, l’association sera appelée « Pour l’Unité du monde par l’Église catholique ».

 

 

 

 

 

La pensée de nos fondateurs

 

« L’Église est pour nous une cause aimée. Elle n’est pas l’objet d’une opinion mais d’une attitude. Le mot Unité désigne pour nous l’Église. Ainsi l’Église cesse d’être une thèse théologique pour devenir une cause, l’objet d’une tendresse, voire d’un amour passionné. » Père M. Fillère (1900-1949)

 

« L’Église en qui est déjà le monde futur en germe, n’a point pour but seulement de sauver l’âme, mais de sauver tout l’homme en s’agrégeant au Christ. Sa grande œuvre est d’unir tous les hommes à leur Chef, le Christ-Dieu, et aussi de les unir entre eux pour former la communauté chrétienne, laquelle doit croître et se disposer pour mûrir et s’épanouir en Cité divine au jour de la visite du Seigneur. » Abbé A. Richard (1899-1993)

 

Cette vision prophétique des fondateurs sur le mystère de l’Église, Peuple de Dieu, trouve son parfait écho avec le concile Vatican II, dans les constitutions dogmatiques sur l’Église : Lumen gentium (Le Christ, lumière des peuples), et Gaudium et spes (L’Église dans le monde de ce temps, 1965).

 

Pour l’Unité et Vatican II

 

L’ajout de l’expression « du monde par l’Église catholique » demandé par Pie XII en 1950, n’est en rien contradictoire avec l’engagement œcuménique poursuivi par l’Église depuis Vatican II. Le mot « catholique » signifie universel, au sens de : « selon la totalité » (CEC § 830). Il faut donc comprendre, en s’appuyant sur l’Écriture, que l’Église est catholique car elle a pour mission de « rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés » (Jn 11, 52), à savoir Juifs et Païens ou, plus précisément encore, Israël et le Peuple des Nations.

 

« Le Christ est la lumière des peuples ; réuni dans l’Esprit Saint, le saint Concile souhaite donc ardemment, en annonçant à toutes créatures la bonne nouvelle de l’Évangile, répandre sur tous les hommes la clarté du Christ qui resplendit sur le visage de l’Église (cf. Mc 16, 15). L’Église étant, dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain, elle se propose de préciser davantage, pour ses fidèles et pour le monde entier, en se rattachant à l’enseignement des précédents conciles, sa propre nature et sa mission universelle. À ce devoir qui est celui de l’Église, les conditions présentes ajoutent une nouvelle urgence : il faut en effet que tous les hommes, désormais plus étroitement unis entre eux par les liens sociaux, techniques, culturels, réalisent également leur pleine unité dans le Christ. »

Concile Vatican II, Lumen gentium, chapitre 1, Le Mystère de l’Église, introduction.

 

Réflexion sur l’unité du genre humain

L’unité du genre humain dans le Christ. Pourquoi l’Église a-t-elle une conception universelle du salut ?

Voici quelques pistes de réflexion sur ce sujet capital qui conditionne la mission de l’Église et, par là même, sa raison d’être.

 
Commençons par lire la brève introduction à la Constitution dogmatique Lumen gentium du concile Vatican II : « Tous les hommes sont appelés à faire partie du Peuple de Dieu. C’est pourquoi ce Peuple, demeurant un et unique, est destiné à se dilater aux dimensions de l’univers entier et à toute la suite des siècles pour que s’accomplisse ce que s’est proposé la volonté de Dieu créant à l’origine la nature humaine dans l’unité, et décidant de rassembler enfin dans l’unité ses fils dispersés […]. Ce caractère d’universalité qui brille sur le Peuple de Dieu est un don du Seigneur Lui-même, grâce auquel l’Église catholique, efficacement et perpétuellement, tend à récapituler l’humanité entière avec tout ce qu’elle comporte de bien sous le Christ chef, dans l’unité de son Esprit. » (Vatican II, Lumen gentium, n° 13)… Lire la suite.

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