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La loi, nouvelle idole, règlerait-elle tous les problèmes de la vie en société ?

Article publié le 19 octobre 2017 par Vincent TERRENOIR dans Chronique @

Notre époque, depuis plus de 30 ans, a une forte tendance à se judiciariser à la mode américaine : on conduit facilement devant le juge celui qui vous fait du tort et parfois pour tout et pour rien. Mais si le juge devient ainsi le régulateur de la vie en société et se transforme en véritable moraliste ou père fouettard, c’est parce que le législateur le veut ainsi. Qu’est-ce à dire ?

Nous avons effectivement une perte de sens de la vie en commun. Une société ne peut se développer harmonieusement que dans la concorde et la paix (ce sont bien le sens civique et le respect des autres qui contribuent à cette concorde), comme chacun d’entre nous, d’ailleurs, sur un plan individuel. La montée en puissance de l’individualisme qui ne parle que de « mes droits » (si peu de « mes devoirs ») et de ma satisfaction immédiate, génère égoïsme et violence dans les rapports entre individus. De ce fait, la vie en société devient de plus en plus la loi de la jungle.

Devant cette violence sociétale et ces comportements déviants, le législateur tente de compenser par la loi et donc le recours au juge, ce que le citoyen ne peut plus faire par un comportement civique. La loi serait donc ainsi une sorte de 10 Commandements  bien cadrés, chacun ne s’exprimant plus qu’en termes d’interdits et de permis. Le citoyen abandonne petit à petit sa conscience pour la remplacer par la loi. Tout ce qu’elle décrète devient bien et chacun est incité à la suivre. Malheur à celui qui ne se plie pas. Mais la loi change, évolue au gré des humeurs humaines qui sont si volatiles. Parfois, même, le mal devient bien et le bien devient mal (l’avortement : mon choix, mon droit ! Sans compter tout ce que prépare le législateur sur ces questions de société).

Soyons simple (je n’ai pas dit simpliste) et allons à l’essentiel : Dieu ! La perte du sens de Dieu, – ce sens qui donne au citoyen le goût de vivre de la charité du Christ et donc, concrètement, de tout faire pour se comporter honnêtement en tout domaine de la vie en société et de façon civique, – cette perte du sens de Dieu, donc, est l’un des facteurs, et même le facteur principal, qui nourrit cet individualisme et génère cette montée de l’égoïsme dans les rapports humains. La nature ayant horreur du vide, quand Dieu est absent, l’homme le remplace par des idoles. La loi devient une idole, celle qui est censée régler à notre place nos comportements. Pourtant le législateur aura beau légiférer, la loi ne pourra jamais prendre la place de la conscience de chacun et encore moins la place de Dieu. Avec la loi partout, on devient des robots, avec la loi de Dieu, on est pleinement homme.

Citoyen, retrouve le sens de Dieu, il ne pourra t’en arriver que du bien pour toi, pour ta famille et pour ton pays !

Mahrien
Octobre 2017