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La P’tite revue n°39 (janvier 2026)

Article publié le 21 janvier 2026 par Vincent TERRENOIR dans P'tite revue
Pour lire toute la revue, cliquer sur : P’tite revue n° 39, janvier 2026

Le mot du président

Léon XIV dénonce les atteintes à la liberté d’expression et à la liberté de conscience.

Au nom du Mouvement Pour l’Unité et de son conseil d’administration, je vous souhaite une année 2026 sereine et paisible sous le regard de Dieu et la protection de la Vierge  Marie. Comme l’a demandé Léon XIV, gardons aussi fermement dans notre cœur la vertu d’Espérance.

 

Chers amis,

À l’occasion de ses vœux aux membres du corps diplomatique le 9 janvier, le Saint-Père a dénoncé, entre autres, les atteintes à la liberté d’expression et de conscience, particulièrement en Occident. Ses vœux – que je vous invite à lire en entier sur le site internet du Saint-Siège – apportent une bouffée d’oxygène dans cet air vicié de la censure, du mondialisme et des idéologies mortifères que nous subissons depuis bien des années. Tromperie, déformation des mots, inversion des valeurs pour mieux endormir les consciences et faire accepter dans les esprits que le mal devienne un bien. Il n’y a pas à chercher très loin pour savoir qui est à l’origine de telles inspirations dans l’esprit de certains responsables politiques et influenceurs.  Vincent Terrenoir

« De nos jours, le sens des mots est de plus en plus flou et les concepts qu’ils représentent de plus en plus ambigus. Le langage n’est plus le moyen privilégié de la nature humaine pour connaître et rencontrer, mais, dans les replis de l’ambiguïté sémantique, il devient de plus en plus une arme pour tromper ou frapper et offenser ses adversaires. Nous avons besoin que les mots recommencent à exprimer sans équivoque des réalités certaines. C’est seulement ainsi qu’un dialogue authentique et sans malentendus pourra reprendre. Cela doit se produire dans nos foyers et sur nos places, en politique, dans les moyens de communication et sur les réseaux sociaux, ainsi que dans le contexte des relations internationales et du multilatéralisme, afin que ce dernier puisse retrouver la force nécessaire pour jouer son rôle de rencontre et de médiation, indispensable pour prévenir les conflits, et que personne ne soit tenté de dominer l’autre par la logique de la force, qu’elle soit verbale, physique ou militaire.

Il convient également de noter que le paradoxe de cet affaiblissement de la parole est souvent revendiqué au nom de la liberté d’expression elle-même. Mais à y regarder de plus près, c’est le contraire qui est vrai : la liberté de parole et d’expression est garantie précisément par la certitude du langage et par le fait que chaque terme est ancré dans la vérité. Il est douloureux de constater, en revanche, que, surtout en Occident, les espaces de véritable liberté d’expression se réduisent de plus en plus, tandis que se développe un nouveau langage à la saveur orwellienne qui, dans sa tentative d’être toujours plus inclusif, finit par exclure ceux qui ne se conforment pas aux idéologies qui l’animent.

Malheureusement, cette dérive en entraîne d’autres qui finissent par restreindre les droits fondamentaux de la personne, à commencer par la liberté de conscience. Dans ce contexte, l’objection de conscience autorise l’individu à refuser des obligations légales ou professionnelles qui sont en contradiction avec des principes moraux, éthiques ou religieux profondément ancrés dans sa sphère personnelle : qu’il s’agisse du refus du service militaire au nom de la non-violence ou du refus de pratiques telles que l’avortement ou l’euthanasie pour des médecins et des professionnels de santé. L’objection de conscience n’est pas une rébellion, mais un acte de fidélité à soi-même. En ce moment particulier de l’histoire, la liberté de conscience semble faire l’objet d’une remise en question accrue de la part des États, y compris ceux qui se déclarent fondés sur la démocratie et les droits de l’homme. Cette liberté établit au contraire un équilibre entre l’intérêt collectif et la dignité individuelle, soulignant qu’une société authentiquement libre n’impose pas l’uniformité, mais protège la diversité des consciences, en prévenant les dérives autoritaires et en favorisant un dialogue éthique qui enrichit le tissu social. » Léon XIV

 

♦ Image, générée par IA, par Karen .t de Pixabay