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Il y a quelque chose de paradoxal

Article publié le 10 mars 2019 par Pour l'Unité dans Chronique @

C omprenez-vous quelque chose à ce paradoxe ?

D’un côté, on va nous dire qu’il est vital, dans une société en quête de « progressisme » pour une amélioration perpétuelle de la condition humaine1, que certains groupes revendiquent haut et fort leur identité et leur différence, particulièrement dans tout ce qui concerne la vie sexuelle (« orientation sexuelle »). Et on vantera ses « diversités ». En effet, il de bon ton de mettre sur un pied d’égalité toute forme de vie sexuelle, car tout ce qui est nouveau est a priori formidable, surtout si ça vient bousculer l’ordre naturel des choses, l’ordre moral établi en somme. Au diable l’hétérosexualité, ce qui compte c’est le choix du moment, la liberté à l’état pur, qui peut évoluer au gré des passions et autres vicissitudes de la vie. Et chacun de revendiquer avec grand bruit et fierté sa différence et son identité.

Mais paradoxe, d’un autre côté, on veut au contraire gommer toute différence, comme par exemple celle entre l’homme et la femme. On ne veut surtout pas d’identité spécifique. Gare à celui qui va contre la pensée officielle ! Certains affirment très sérieusement qu’il n’y a pas de différence entre la psychologie de l’homme et celle la femme. Penser l’inverse est faire preuve de stéréotypes machistes qu’il faut vite déconstruire, car « on ne naît pas femme, on le devient. Et tout est une question de culture » comme disait à peu près en ces termes une philosophe du 20e siècle. À croire qu’ils iront jusqu’à affirmer qu’il n’y a pas différence physiologique et même physique entre l’♂ et la ♀. Est-ce le rêve de certaines femmes en « mâle-être » ? C’est surtout une triste révolte d’écervelés ou d’écervelées contre la nature des choses, qui fait de l’homme et de la femme des êtres humains différents, complémentaires et d’égale dignité.

Ces tenants du paradoxe affirment ces différences ou ces similitudes en fonction de leur idéologie et non en fonction de la nature intrinsèque des choses. C’est une négation du réel, qui s’apparente fortement au « péché contre l’Esprit » ! Tout ceci sent le souffre à plein nez ! Bon carême.

Mahrien

 

1  « Certains attendent du seul effort de l’homme la libération véritable et plénière du genre humain et ils se persuadent que le règne à venir de l’homme sur la terre comblera tous les vœux de son cœur. » (Constitution pastorale sur l’Église dans le monde de ce temps, Gaudium et spes n°10, §1, 7 décembre 1965)