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La P’tite revue n°22 (janvier 2019)

Article publié le 24 janvier 2019 par Pour l'Unité dans P'tite revue

Le mot du président

Invitation : « Prière, jeûne et charité du vendredi »

Chers amis,

Les événements que nous vivons sont, à n’en pas douter, le résultat de longues années d’errements politiques – ayant notamment pour origine Mai 68 et la perte de l’autorité et des repères (P’tite revue, n. 19, janv. 2018, pp 1-2).  

De quelle « sagesse » ont fait preuve les gouvernants successifs ? Est-ce celle que propose le livre biblique du même nom – où Dieu enseigne aux puissants l’esprit avec lequel ils doivent gouverner les peuples (conformité à la loi divine, droiture, justice) pour faire œuvre de bien, et les prévient de la chute inévitable qui en découlera s’ils s’en écartent (Cf. Sg 1, 1-5. 6, 1-25) ?

Visiblement, ils s’en sont écartés. Leurs décisions, au fil du temps, ont anesthésié les masses par des promesses fallacieuses de bonheur terrestre au nom de ce polythéisme des temps modernes (athéisme, individualisme, consumérisme). Ils ont mis à mal un pays qui a sombré petit à petit et de façon indolore dans le délabrement moral, intellectuel, culturel et social – telle la carie dentaire qui détruit en profondeur la dent sans qu’on sente venir le mal, jusqu’au jour où elle éclate sous le coup d’un aliment trop dur. Mais le mal est fait et il est profond ! La nation se réveille alors avec la « gueule de bois » et la situation paraît humainement dans l’impasse ! 

Elle continuera de dégénérer (violence, destruction de la famille, injustice) et n’apportera donc pas une vraie paix tant que l’homme des temps modernes n’aura pas fait acte de conversion. Car, ce qu’il oublie, c’est que seule la Loi d’amour de Dieu lui permet de donner un sens réel à son existence et de le libérer de tout ce qui le rend esclave, et qui le fait tant souffrir. Comme le dit Jésus : « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mt 4,4), et sans Dieu, on ne peut rien faire (cf. Jn 15, 5).

  Nous, chrétiens, savons qu’à Dieu rien n’est impossible. Le réalisme et la force de notre foi nous ont prouvé cela : dans l’Ancien Testament, c’est par le jeûne et les supplications que Dieu a fait miséricorde aux Hébreux et leur a accordé “sa Paix” après qu’ils ont pris humblement conscience de leurs fautes envers lui (cf. Dn 9, 3. 10, 3). Dans l’Évangile, Jésus nous enseigne que ce n’est que par la prière et le jeûne qu’on peut obtenir de Dieu des grâces pour résoudre des causes difficiles et même désespérées (cf. Mt 17, 21 ; Mc 9, 29). Dans sa 1ère Lettre, saint Pierre insiste sur le fait qu’il faut que nous ayons entre nous une charité intense, car la charité couvre une multitude de péchés et nous rétablit dans la paix de Dieu (cf. 1 P 4, 8).

  Aussi, unis dans un effort commun dans la prière, le jeûne et la charité, supplions Dieu de nous accorder “sa Paix”, croyant fermement que nous obtiendrons ce que nous demandons (cf. Mt 7, 7). “Sa Paix” ouvrira alors les esprits, les intelligences et les cœurs pour le bien de notre pays, et suscitera les personnes et les idées qui apporteront des solutions de sagesse. Et surtout, convertissons-nous davantage, nous souvenant que nous sommes tous pécheurs et que par notre charité, Dieu nous exaucera au-delà de nos espérances.

  Ainsi, nous vous proposons chaque vendredi un triple effort consistant à : adresser à Dieu par Marie une libre prière et lire un passage d’Évangile, pratiquer un jeûne de votre choix (privation de nourriture, télévision, Internet, radio, jeux d’argent, vous abstenir de dire du mal, etc.), faire un acte de charité (sourire, parole aimable, effort de caractère, action qui coûte, offrande, temps consacré à une personne dans le besoin, etc.). C’est simple et tout le monde peut participer, chacun à sa mesure et selon ses capacités : malades et bien-portants, jeunes et vieux, personnes de toutes conditions sociales.    

Vincent Terrenoir