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Le racisme, un triste péché… largement partagé au cours de l’Histoire par tous, quelle que soit la couleur de peau !

Article publié le 17 juin 2020 par Pour l'Unité dans Chronique @

On nous assène depuis quelques temps que le racisme serait à sens unique – comprenez des Blancs vers les Noirs, si on se réfère à ce que disent certaines personnalités très médiatisées. Anathème sur les Blancs ! On finirait presque par se persuader qu’ils sont à l’origine de tous les maux de la société. Nous sommes surpris par une telle affirmation si péremptoire, si dénuée de bon sens et même si fausse.

Nous voudrions ramener le débat à plus de sérénité. En effet, l’émotion, qui est devenue la constante de bien des sujets surexposés médiatiquement, pour faire passer en l’occurrence des idées de haine contre la France, et en général contre la civilisation judéo-chrétienne, ne permet pas une réflexion dans la vérité et nous amène petit à petit vers un climat de tension malsain et dangereux : pousser les citoyens les uns contres les autres, en clair, les pousser à la guerre civile dans le cadre d’une sorte de nouvelle lutte des classes.

Revenons aux fondamentaux : Dieu a créé l’homme à son image, mais par orgueil celui-ci s’est coupé de Dieu en qui tout est harmonie, ordre, paix, amour et charité. Cela a provoqué un désordre total dans chaque homme (c’est le  Péché originel). C’est bien ce que nous dit saint Paul : « Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. En effet, de même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie. » (1 Co 15, 21-22)

Donc si tous nous avons péché en Adam, cela veut dire qu’il n’y a pas uniquement que les Blancs qui ont péché. Donc tous, quelle que soit notre couleur de peau, nous commettons plus ou moins, en fonction de nos prédispositions, tel ou tel péché et nous violons la Loi de Dieu qui se résume dans ces deux Commandements principaux : celui de l’amour de Dieu et celui de l’amour du prochain.

Le racisme est une des multiples formes de ce manque d’amour envers le prochain. Il n’est pas l’apanage des Blancs. Il est dans tous les pays, de tout temps, dans toutes les cultures et dans toutes les races. Qu’on se rappelle dans l’Histoire, les traites d’esclaves, notamment celle  dénommée « la traite Arabe » du 8e siècle jusqu’à nos jours, qui a touché particulièrement les Noirs – mais pas qu’eux, des Blancs européens aussi, – ces Noirs qui, sous la traite Arabe, étaient également mutilés. Elle a fait selon les estimations 17 millions de victimes, plus que la traite négrière occidentale (14 millions). Et comment qualifier le péché commis par ces Noirs qui participaient activement à ces deux traites négrières de leurs frères de race dans un but lucratif ? Si le mot racisme ne convient pas pour ces derniers, il n’empêche que c’est toujours un grave péché contre l’amour du prochain.

Que dire aussi des expéditions punitives et scènes d’émeutes toutes récentes à Dijon et à Nice entre des Tchétchènes et des Maghrébins ? Ne serait-ce pas du racisme  ? Point de Blancs dans les deux camps !

On pourrait encore penser à la prostitution qui touche des filles blanches parfois enlevées et obligées de se prostituer par des proxénètes d’une race différente. Il y a enfin le racisme quotidien et individuel qui est le fait de tous les humains.

Tout ce battage médiatique n’est pas sain et ceux qui sèment le vent vont finir par récupérer la tempête. Ce n’est pas dans l’émotion, le sentimentalisme et la démagogie qu’on construit une concorde et une paix sincères entre les citoyens. Ce n’est pas en les élevant les uns contre les autres non plus.

Nous devons prier et jeûner avec ardeur pour que les esprits se calment, pour que la sérénité revienne dans notre pays et dans bien d’autres pays d’ailleurs, et pour que Dieu suscite chez les hommes politiques de bonne volonté courage et bon sens pour construire une société de paix. Nous devons prier et jeûner pour que le monde retrouve le sens de Dieu. Sans lui, on glisse inexorablement vers le chaos : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire. » (Jn 15, 5)

Mahrien